Cloud Act : pourquoi « région européenne » ne veut pas dire « souverain »
Héberger « en Europe » chez un géant américain ne protège pas vos données du Cloud Act. On vous explique la nuance qui change tout — et ce qu'on fait différemment.
Beaucoup d'outils affichent « données hébergées en région européenne ». Rassurant ? Pas tant que ça. Le diable est dans la juridiction de l'entreprise, pas seulement dans l'emplacement des serveurs.
Le Cloud Act en une phrase
Une loi américaine (2018) qui permet aux autorités US de contraindre une entreprise américaine à fournir les données qu'elle contrôle — où qu'elles soient stockées, y compris dans un datacenter européen.
Autrement dit : une société US qui héberge vos données « en Allemagne » ou « en Irlande » peut quand même être contrainte de les remettre. La région ne vous protège pas ; la nationalité du fournisseur, si.
Le schéma qui résume tout
Cas 1 — fournisseur américain
Les autorités US peuvent exiger vos données — même stockées en Europe. C'est le Cloud Act.
Cas 2 — fournisseur européen
Le Cloud Act ne s'applique pas : seul le droit européen fait foi.
Les pièges courants
- AWS / Azure / GCP région EU : entreprises américaines → Cloud Act.
- GitHub (Microsoft) et GitLab.com (société US) → Cloud Act.
- Beaucoup de SaaS « européens » qui tournent en réalité sur AWS/Azure.
Ce qu'on fait chez DeploySovereign
Les données de votre application — vos clients, vos contenus, votre base — restent chez des fournisseurs européens (OVH, Scaleway), dans des datacenters français. Seuls notre site vitrine et le paiement de l'abonnement s'appuient sur des services internationaux, et ils ne touchent jamais les données métier de votre application.
La souveraineté, ce n'est pas un drapeau sur une page : c'est une chaîne de contrôle vérifiable de bout en bout.
Une application souveraine, livrée et hébergée pour vous.
De l'idée à la production, sur un cloud européen.
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